Le Louvre des Antiquaires

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A l’occasion de la 1e Exposition universelle à Paris en 1855, la Société des immeubles de la rue de Rivoli, présidée par Emile Pereire, édifie à la demande de Napoléon III en 1854 un hôtel de grand luxe, l’Hôtel du Louvre, dans le quadrilatère compris entre les rues de Rivoli, de Marengo, du Faubourg-Saint-Honoré et la place du Palais-Royal. Conçu d’après les plans des architectes Charles Percier et Pierre-François Fontaine, le bâtiment s’élève sur cinq niveaux. Le rez-de-chaussée se compose de grandes arcades, offrant un abri au promeneur. Le comble à toiture bombée comporte un niveau de lucarnes à fronton-pignon et un de lucarnes rentrantes. Deux corniches à modillons supportent les balcons en fonte, situés aux 3e et 5e niveaux, courant tout le long des façades sans interruption. Une mosaïque décorée de fleurs et d’entrelacs, ornait le sol des galeries. L’agencement des corps de bâtiments détermine l’existence de trois cours intérieures amenées à jouer un grand rôle dans l’exposition des produits du magasin. En 1855, Pereire crée la société des Galeries du Louvre, dont l’exploitation est confiée à Chauchard et Faré, afin de louer les boutiques aménagées dans la galerie. Le succès est tel que la société est obligée d’en créer davantage ; les 52 boutiques finissent par occuper tout le rez-de-chaussée et l’entresol des quatre façades. L’entrée de la galerie se faisant rue de Marengo. Le reste de l’immense immeuble étant dévolu aux 700 chambres de l’hôtel. En 1957, Pereire fait construire un nouvel Hôtel du Louvre en vis-à-vis sur la place du Palais-Royal par les architectes Armand et Dubois. Les Grands Magasins du Louvre sont agrandis en 1877 et l’hôtel fermé. Devenu un vaste bazar qui ne cessa d’innover dans les techniques publicitaires, telles les façades illuminées à la lumière électrique dès avril 1877 ou l’invention des « figurines grandeur nature », démonstration vivante des produits à sensation, les grands magasins du Louvre ont servi de modèle à Zola pour l’écriture d’Au bonheur des Dames. A la mort de Pereire en 1878, la société Chauchard achète la Compagnie Immobilière et occupe la totalité du bâtiment.

En 1974, les Grands Magasins ferment et cèdent leur place au Louvre des Antiquaires. Les 10 000 m² de locaux sont réaménagés et inaugurés en octobre 1978. 250 boutiques ouvrent leurs portes, accueillant des antiquaires proposant à la vente des objets anciens de haut de gamme venus du monde entier, depuis la haute Antiquité jusqu’aux années 1960. Le Louvre des Antiquaires peut être considéré comme un musée à vendre car le curieux peut y trouver aussi bien des sculptures haute Epoque que du mobilier des années 1930, des icônes religieuses, des enluminures du XVe siècle, des tableaux du XXe siècle, des objets de curiosité, des bijoux anciens, de l’orfèvrerie d’art…

Des expositions thématiques temporaires sont organisées afin de faire découvrir leurs trésors au public. En avril 2015, il ne restait plus que neuf marchands. La Société foncière lyonnaise, propriétaire du bâtiment, a expulsé tous ses locataires afin de transformer le bâtiment en centre commercial dédié à la mode (ouverture prévue en 2018).

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