Les édicules Guimard

Les édicules Guimard sont des édicules d’accès aux stations du métropolitain parisien. Ils ont été conçus au début du XXe siècle par Hector Guimard dans le style Art nouveau.

Histoire

En 1899, un concours est lancé pour la réalisation d’édicules d’accès aux stations de métro par la Compagnie du chemin de fer métropolitain de Paris (CMP). Les conditions ? Ceux-ci doivent être vitrés « sur la plus grande hauteur possible, à partir d’1 mètre environ du sol » et ils doivent être « ornés d’une frise pouvant recevoir des caractères très apparents, éclairés par transparence pendant la nuit, portant l’indication : chemin de fer métropolitain ». Tous les projets sont rejetés car jugés trop classiques. Celui de Jean Camille Formigé est retenu par la Compagnie mais rejeté par la ville de Paris. Celle-ci lui confie l’aménagement des stations aériennes. Adrien Bénard, président de la CMP, suggère un architecte spécialisé dans l’Art nouveau : Hector Guimard.

Il dessine deux types d’entrées : un édicule et un simple entourage. En 1913, la capitale comptait 167 ouvrages de Guimard. Les entrées de station situées près de monuments comme l’Opéra ou la Madeleine ont confiées à l’architecte Cassien-Bernard qui fait réaliser des entourages en pierre de taille.

Dès 1900, le style Guimard est jugé trop chargé et des architectes sont engagés pour le simplifier. Les édicules Guimard sont même démolis jusqu’à leur protection dans les années 1960-70. Lors de leur démolition, certains édicules sont envoyés à l’étranger. Ils sont visibles à Chicago, station Van Buren street, à Lisbonne, station Picoas, à Mexico, station Bellas Artès, Montréal, station Square Victoria OACI, à Moscou, station Kievskaïa, à Washington, dans le musée de la National Gallery of Art… Aujourd’hui il en subsiste 86 répartis sur 66 stations.

Les édicules

Paris comptait 13 grands édicules. Ceux des stations Etoile et Bastille se dressaient sous forme de pagode chinoise (aujourd’hui disparus).

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Aujourd’hui seuls trois subsistent, bien que celui de la Porte Dauphine soit le seul d’origine. Celui d’Abbesses était situé à l’Hôtel de Ville et fut déplacé en 1974. Celui de Châtelet a été reconstruit en 2000 pour le centenaire du métropolitain. Les édicules vitrés sont gentiment surnommés les « libellules ».

Les entourages

Les entourages en fonte s’inspirent d’une décoration florale. Sur une plaque de lave émaillée, dans un typographie Art nouveau, le mot « Métropolitain » est porté par deux longues tiges, dites brins de muguet. Dès 1930 sont ajoutés les globes lumineux oranges, dits holophanes (du nom de leur fabriquant la société Holophane aux Andelys) s’inspirant de la lentille du physicien Augustin Fresnel. Le verre original a été remplacé par des globes en polycarbonate.

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