Avenue de l’Opéra

Longue de 698 mètres, l’avenue de l’Opéra s’étend sur les 1er et 2e arrondissement de Paris. Appartenant aux grands projets du Second Empire, elle part de la Comédie-Française (place André Malraux) et rejoint l’Opéra Garnier (place de l’Opéra).

Les buttes des Moulins et Saint-Roch représentaient une hauteur située au niveau des actuelles rues Thérèse et rue des Pyramides. Jeanne d’Arc y avait installé des couleuvrines pour soutenir l’attaque contre la porte Saint-Honoré et y fit grièvement blessée. En 1615, la butte est arasée de moitié. Les déblais servirent à combler les excavations du Champ-de-Mars. Pour se faire une idée de la hauteur de cette butte, il suffit d’observer l’entrée de l’église Saint-Roch. Aujourd’hui le pèlerin monte 13 marches quand autrefois sept suffisaient. Parsemées de petites rues et de moulins, le quartier est considéré comme mal famé et insalubre. Au début des années 1850, le projet de construction d’un nouvel opéra lance le projet d’aménager une avenue entre le nouvel édifice et le palais du Louvre.

Un décret du 3 mai 1854 prévoit l’amorce d’une voie nouvelle de 22 mètres de large, l’avenue Napoléon, patronage qui prouve à lui seul le caractère prestigieux de l’opération. Le profil de l’avenue voulait que d’un point quelconque de la voie on pouvait voir à la fois le seuil du péristyle de l’opéra et la place du Théâtre français. Tous édicules venant encombrer les trottoirs sont omis, y compris arbres, urinoirs, bancs pour le public. Le chantier démarre tranquillement en 1864, à chaque extrémité. La réalisation en est lente, gênée par des problèmes techniques de nivellement. La chute du Second Empire stoppe les travaux. L’avenue Napoléon est rebaptisée avenue de la Nation, puis avenue de l’Opéra en 1873. Elle est inaugurée par la République en grande pompe le 21 septembre 1877, et achevée à la veille de l’Exposition universelle de 1878.

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Les terrains riverains sont vendus par la ville de Paris ; les acquéreurs sont dans l’obligation d’y édifier des bâtiments conformes aux plans de façade indiqués par l’administration municipale. Ces règlements d’urbanisme, liés au caractère somptuaire de l’avenue, furent considérés comme contraignants par les riverains. Conçue comme une artère exclusivement monumentale, elle revêtit bientôt un caractère commercial, où le luxe voisinait avec certains établissements plus populaires avant de devenir le siège d’innombrables grandes entreprises. Aujourd’hui l’avenue de l’opéra est très fréquentée par les touristes d’où la présence de nombreuses agences de voyage, de magasins de souvenirs et de banques.

Immobilier

Au n°5 se trouvait le cercle républicain

Au n°6 se situait l’ancienne parfumerie Gellé frères.

compagnie-coloniale-french-tea-the-francais-poster-affiche-1Les locaux de la maison de thé Compagnie Coloniale étaient visibles au n°19.

L’ancien Hôtel des deux mondes occupait le n°22. Il ferma ses portes en 1940 et devint le siège des services secrets américains.

Au n°23 on pouvait voir l’ancien grand magasin Au gagne petit, remplacé aujourd’hui par un magasin Monoprix. Subsiste la décoration extérieure de l’entrée principale.

Au n°37 se dressait la librairie américaine Brentano’s, fondée en 1895. Elle était, avec Galignani, une des plus anciennes librairies anglophones de Paris. Le commerce a fermé ses portes en 2009.

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