Samaritaine de luxe

Ce grand immeuble de six étages fut édifié entre 1914 et 1917 par l’architecte Franz Jourdain à la demande des époux Cognacq-Jay, désireux de se gagner la clientèle aisée des grands boulevards.

L’architecte ajusta le style de l’édifice à l’esprit du quartier, en tempérant l’exubérance décorative du magasin. De conception plus classique que le magasin du Pont-Neuf, l’ancienne Samaritaine de Luxe présente une façade marquée par le style Art nouveau. De larges baies vitrées, encadrées par des piliers métalliques, et un sobre décor floral polychrome en lave émaillée.

Deux dômes aplatis couronnent l’édifice. A l’intérieur, le bel escalier monumental a été conservé. Si la façade, inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques, a pu être préservée après son rachat par un établissement bancaire, tel ne fut pas le cas du musée installé par Ernest Cognacq au n°25 du boulevard, attenant au magasin. De l’automne 1943 à 1944 se tint dans l’immeuble les réunions clandestines du réseau Résistance, puis du Mouvement de Libération nationale (MLN), dirigées par Paul Steiner, Mme Blumer, Claude Bourdet et Philippe Viannay.

Au 25 boulevard des Capucines se trouvait le musée Cognacq-Jay, de 1923 à 1988 ; aujourd’hui il est 8 rue Elzévir, dans le 3e arrondissement. En annexe de la Samaritaine de luxe, le musée avait pour mission de cultiver et d’éduquer la clientèle des Cognacq. Le musée fut remplacé par un bureau de change dont la porte d’entrée est surmontée des armoiries de la ville de Paris.

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