Rue Monsigny

C’est en 1829 que cette voie reçut le nom de Pierre Alexandre Monsigny, un compositeur à la carrière peu commune. Originaire du Pas-de-Calais, il commence à gagner sa vie dans les finances puis devient maître d’hôtel du duc d’Orléans chez qui il sert une trentaine d’années, ne s’occupant de musique qu’occasionnellement, avec toutefois un goût particulier pour le violon dont il jouait en amateur. En 1754, l’audition de la Servante Maîtresse de Pergolèse est une révélation pour Monsigny qui décide de composer. Cinq mois plus tard, sa première œuvre est prête, les Aveux Indiscrets, et bientôt présentée au public ; dès lors, sa production, dans un registre frais et naïf, sera constante. Rose et Colas et le Déserteur en sont les plus beaux fleurons.

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Au n°4 se trouve le théâtre des Bouffes Parisiens, sur lequel je reviendrai plus longuement dans un autre article.

: Dans l’hôtel de Gesvres s’installa au 3e étage le siège du journal « Le Globe ». Il fut fondé le 15 septembre 1824 par Pierre Leroux et Paul-François Dubois. En janvier 1831, Le Globe devient le « journal de la doctrine de saint Simon », puis en août de la même année le « journal de la religion saint simonienne ». Il cessa de paraître le 20 avril 1832. Au 2e étage s’installe le journal « L’Organisateur » dirigé par Saint-Amand Bazard et Prosper Enfantin, fervents saint simoniens. Il sera édité d’octobre 1829 à 1832. Tous les jeudis de l’année 1830 ont lieu des conférences publiques, organisée par les saints simoniens ; Franz Listz y joue du piano. Au 6e étage habita Henry Murger, auteur de Scènes de la vie de bohème, en 1838.

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La cour de l’immeuble dispose d’une des six pompes à eau présentent dans le 2e arrondissement. Côté commerces le rez-de-chaussée est actuellement occupé par une quincaillerie « Aux couleurs modernes ».

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La boutique, comme l’indique la devanture, existe depuis 1876. Dans les années 1900, à côté de trouvait un garage automobile, dit le « garage de la banque ».

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Nous avons eu aussi un marchand de lampes à huile, « à la lampe merveilleuse » et un vendeur de porte-mine et stylo-plumes Waterman, Jules Fagart.

:  sur la façade de l’immeuble se trouve une plaque commémorative indiquant le nom des acteurs qui sont morts pour la France lors de la Seconde Guerre mondiale.

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:  En décembre 2011, l’équipe du restaurant le Grand Colbert reprend les rênes de l’ancien Mellifère pour en faire une brasserie à la parisienne. Le Petit Colbert vous propose une cuisine traditionnelle française, fruits de mer et marché du jour. Le sol en mosaïque, les grands miroirs, les affiches de théâtre vous plongeront dans l’ambiance des brasseries où se mélange hommes d’affaires, touristes, comédiens et parisiens. Cuisine adaptée aux déjeuners pressés (terrine d’écrevisses parfumée, daurade aux petits légumes et pistou, nage de pêches et son sorbet à la mangue). Dispose d’une cave maligne dont les prix oscillent entre 20 et 40 euros. La salle du premier étage permet de recevoir en toute discrétion entre 20 et 35 invités.

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