Palais Berlitz

L’hôtel d’Antin est construit en 1707 pour le ministre Chamillart qui, disgracié, le vendit aussitôt au financier La Cour des Chiens. Il est alors dit hôtel de Travers, car son entrée était en biais par rapport aux autres hôtels de la rue Saint-Augustin. En 1713, il échoit à Louis-Antoine de Pardaillan de Gondrin, duc d’Antin. Son petit-fils le vend en 1756 au maréchal duc de Richelieu qui l’agrandit et fait aménager une rotonde sur le boulevard des Italiens.

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Le pavillon de Hanovre est édifié entre 1758 et 1760, à la demande du maréchal de Richelieu, par l’architecte français Jean-Michel Chevotet dans les jardins de l’hôtel d’Antin, rue Neuve-Saint-Augustin. L’origine de ce nom provient d’une rumeur selon laquelle le duc fit édifier cette folie grâce aux impôts prélevés pendant sa campagne militaire dans le Hanovre, pendant la guerre de Sept Ans.

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En 1791, le pavillon est confisqué avant d’être vendu. Il abrita un café-concert pendant la Terreur, où se donnaient des bals « macabres » et expiatoires : la coutume voulait que l’on s’y salue en mimant de la tête le mouvement de bascule sur l’échafaud. En 1841, l’orfèvre Christofle s’y installe, puis au début du XXe siècle, l’éditeur Gabriel Astruc.

Le pavillon fut démonté en 1930 et reconstitué dans le parc de Sceaux. Les travaux furent réalisés sous la direction de l’architecte Léon Azéma, assisté de Louis Plousey et d’Urbain Cassan.

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En 1932, l’architecte français Charles Le Maresquier édifie le palais de Hanovre, qui prend le nom de palais Berlitz quand l’école Berlitz d’enseignement des langues s’y installe peu après.

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Au rez-de-chaussée se trouvent des magasins. En juin 1932, dans la galerie commerciale est inauguré un cinéma Le Berlitz de 250 places, dessiné par l’architecte Maurice Gridaine et rebaptisé Ciné Michodière après la Seconde Guerre mondiale. En décembre 1950, le cinéma est reconstruit et prend le nom de Berlitz. La salle de 1 500 places est conçue par Edouard Lardillier. Le cinéma est de nouveau transformé dans les années 1980 par la société Gaumont en six salles de taille modeste. En 1994, l’intérieur de l’immeuble est complètement réaménagé par l’agence d’architecture Delange-Tsaropoulos ; seule la façade Art déco est conservée. Après l’incendie du siège central du Crédit Lyonnais en 1996, la banque y installe son agence centrale. La majeure partie des locaux est actuellement utilisés par le groupe bancaire BNP Paribas.

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Le bâtiment de style Art déco se dresse sur huit étages, offrant plus de 13 000 m² de surface commerciale et de bureaux. Elève de Victor Laloux, Charles Le Maresquier est un opposant farouche à la modernité. Ce conflit se perçoit dans la structure même de la façade : une dimension monumentale et organisation rationnelle des baies en fonction de leur utilité. Les étages des bureaux sont rythmés par de puissantes colonnes cannelées. Le rez-de-chaussée commercial est habillé de pierre de couleur brune. De plan rectangulaire, l’immeuble est éclairé par un atrium circulaire coiffé d’une coupole de verre.

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