Rue Gaillon

En 1495 cette voie était appelée ruelle Michaut-Reignaut puis en 1525 rue Michaut-Reignaut, en raison d’un voiturier qui y possédaient une grande maison et un jardin. En 1678, elle prend son nom actuel. A cette époque, elle prenait naissance sous ce nom à la rue Saint-Honoré et aboutissait à la porte Gaillon, qui était située près de l’endroit où est maintenant le boulevard des Italiens, en face de la rue de la Michodière. La porte Gaillon, commencée en 1633, constituait le 3e bastion de l’enceinte des Fossés Jaunes. En 1700, cette porte fut abattue et l’on supprima, en vertu d’un arrêt du Conseil du 3 juillet 1703, une partie de la rue Gaillon, qui ne s’étendait plus dès lors que jusqu’à la rue Neuve Saint-Augustin. La partie entre la rue Saint-Honoré et la rue Neuve des Petits-Champs prit, au 17e siècle, le nom de rue de Lorges, en raison de l’hôtel de Lorges, et ensuite rue Neuve Saint-Roch. En 1630 une partie de la rue Gaillon est détachée pour former la rue Saint-Roch. Elle a porté pendant la Révolution le nom de rue de la Montagne.

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12 : cet immeuble, destiné à abriter des magasins, fut conçu par l’architecte Jacques Hermant en 1913, selon un schéma bien établi à cette date : la façade vitrée résulte des possibilités offertes par la structure métallique, qui permet de diminuer le nombre de murs porteurs – la conquête de la lumière étant une préoccupation de premier ordre pour les architectes aux XIXe et XXe siècles. L’ossature métallique, qui était, au début de son histoire, dérobée aux regards par le revêtement des façades en pierre, fut, par la suite, affichée sans retenue. Ce principe de construction s’est rapidement emparé des immeubles à vocation industrielle, comme l’attestent de nombreux bâtiments du 2e arrondissement, réalisés dans la seconde moitié du XIXe siècle. En 1913, la question du revêtement du métal n’est plus à l’ordre du jour, comme le montre le présent immeuble. Pendant la Première Guerre mondiale, le siège de l’association des Dames Françaises s’installa dans les locaux, ancêtre de la Croix-Rouge.

: dans cet immeuble habitait Elise-Rosita Sergent dite la Reine Pomaré. Elle était une danseuse et courtisane célèbre du bal Mabille à l’époque de Louis-Philippe. Née à Alençon de parents pauvres, la jeune femme vint à Paris en quête d’une position sociale. Un homme la prit pour maîtresse puis l’abandonna « sur le pavé ». Elle se mit à fréquenter les bals, où elle se fit remarquer par l’audace de ses danses. Aujourd’hui, l’immeuble est occupé par l’hôtel Gaillon-Opéra, issu de la chaîne Best Western.

Le-bal-Mabille-par-Provost

8 : Franz Reichelt, tailleur d’origine autrichienne, s’installe à Paris en 1900. Il devient tailleur pour dames dans le quartier de l’Opéra. Dès 1910, il travaille sur la mise au point d’un costume-parachute en toile caoutchoutée inspirée de la physionomie des chauves-souris.  Il procède à des essais avec des mannequins depuis la cour de son immeuble, au 8 rue Gaillon. Puis se lance lui-même depuis une hauteur d’une dizaine de mètres à Joinville. La tentative est un échec et sa chute est amortie par des bottes de paille. Reichelt se tua en expérimentant son parachute après avoir sauté du premier étage de la tour Eiffel le 4 février 1912.

Dans les années 1930, se trouvaient les bureaux de la société Sténotype Grandjean. Les débuts de l’apprentissage de la sténotypie par les secrétaires. Cette société remplace l’agence de publicité d’Henry Moissé, fondée en 1925.

6-4 : l’hôtel du prince Sulkowski fut édifié vers 1730. Sa façade est agrémentée d’ornements puisés dans le répertoire du style rocaille, notamment les ferronneries et les vantaux du portail. Il fut pendant un moment le siège du Crédit Mutuel.

5-3 : cet hôtel du XVIIIe siècle a appartenu à la famille de Flavigny avant de passer aux mains des Lambilly. La façade de la rue Gaillon présente de belles ferronneries et des encadrements sculptés pour la porte d’entrée. A l’intérieur, l’attention est retenue par le bel escalier avec rampe et par la cour intérieure triangulaire, reliant l’immeuble à l’avenue de l’Opéra.

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