Rue Saint-Augustin

Histoire

La rue Saint-Augustin débute au 75 rue de Richelieu et se termine 14 rue d’Antin. La rue est créée en 1633 lorsque la limite nord-ouest de Paris passe de l’enceinte de Charles V à celle de Louis XIII. Longeant le mur de clôture du couvent des Augustins déchaussés, elle lui doit son nom. Elle renfermait de grands hôtels dont les jardins se prolongeaient jusqu’au boulevard des Italiens. L’hôtel de Gramont fut détruit en 1726 pour permettre l’ouverture de la rue de même nom. L’hôtel de Gesvres où séjourna une dynastie de gouverneurs. Dans l’hôtel Desmarets mourut le fameux contrôleur général. L’hôtel de Lorge fut bâti par le fermier général Frémont et vendu par le maréchal de Lorge à la princesse de Conti, fille de La Vallière. L’hôtel d’Antin ou de Richelieu fut construit en 1707 par le financier Lacour-Deschiens avant d’être acheté en 1713 par le duc d’Antin, fils de Mme de Montespan. En 1737 il devint la propriété du duc de Richelieu qui y fit faire de grands embellissements et construire, avec le produit de ses pillages dans le Hanovre, un pavillon disparu. Il y mourut en 1788, à l’âge de 92 ans.

Immobilier

43 : au début du XXe siècle s’y trouvait une boutique de décoration à la devanture Art Nouveau. Les étages étaient occupés par les bureaux de l’Armée du Salut, puis de la Caisse d’Epargne. Aujourd’hui, le négociant bordelais Bernard Magrez y a établi son honorable cave à vins.

32 : bar anglais Buckingham de l’hôtel des Etats-Unis à la décoration très médiévale. Ouvert en 1947, il a été repris en 2003 par Hélène Wiest qui voue à son métier une passion communicative.

32 rue st augustin 01

23 : entrée du passage Choiseul sous le porche de l’ancien hôtel de Boisfranc, construit dans les années 1655 par Lepautre pour l’intendant des finances du duc d’Orléans, Joachim Seiglière de Boisfranc. Par succession, il passa en 1709 à sa fille, mariée au marquis de Gesvres, qui donna son nom à l’hôtel et en fit le lieu de jeu le plus célèbre sous la Régence entre 1715 et 1723 ; on y jouait des fortunes au lansquenet et pharaon. En 1735 y mourut l’acteur Paul Poisson qui en était alors locataire. Le lieutenant général de police Sartine s’y installa de 1766 à 1774. L’hôtel fut presque entièrement détruit lors de la création du passage en 1825. En 1862, le jeune libraire Alphonse Lemerre ouvre sa boutique et se lance trois ans plus tard dans l’édition en publiant les Parnassiens (Baudelaire, Verlaine, Mallarmé). En 1899, Louis-Ferdinand Céline y emménage avec sa famille, dans sa « cloche à gaz » et décrit l’endroit dans son ouvrage Mort à crédit. Depuis 2013, le passage fait peau neuve. Les verrières furent changées permettant au passage de retrouver sa lumière et les murs repeints en gris. Les travaux se poursuivent sous la houlette de l’architecte Jean-Frédérick Grevet et concernent les sols et les éclairages.

18-20 : hôtel de Cotte-Blanche construit en 1668 pour le négociant Jacques de Cotte-Blanche. Il échut en 1707 à Charles de Ferriol, tandis que le maréchal d’Uxelles en avait l’usufruit. La comtesse de Choiseul-Beaupré en hérite en 1771 et le lotit en 1779. L’immeuble est aussi connu sous le nom d’hôtel de Fortille. En 1720, sous le règne de Louis XV, Fargeon Aîné, parfumeur et distillateur du Roi et de la Cour, donne naissance à la Maison Oriza. Le nom fait référence aux crèmes et poudres à base de riz fabriqués et dont raffolent les précieuses. La Maison est ensuite vendue à M. Mars qui s’installe au 319 rue saint-Honoré. M. Legrand devient son associé en 1811 et transfère la parfumerie au 207 rue Saint-Honoré. En 1889, la boutique déménage rue Saint-Augustin. Elle a su gradé son décor d’époque donnant l’impression de pénétrer dans l’antre luxueuse d’un apothicaire.

15 : un kebab, rien d’extraordinaire me direz-vous. Erreur ! Grillé (traduction de kebab) a revisité ce plat se trouvant à tous les coins de rues. Le pain est fabriqué sous vos yeux, selon une recette à base de farine bio de petit épeautre mise au point avec le boulanger Jean-Luc Poujardin. Les légumes et les herbes viennent de chez Annie Bertin, maraichère renommée. Quant à la viande, il provient de chez Hugo Desnoyer, boucher star de Paris (autant vous dire que le veau de lait est top qualité). Trois sauces au choix. Une sauce blanche avec de la crème de fromage ay raifort, une sauce rouge avec sa pulpe de tomate, ou bien une sauce verte composée de tomate, de piment et d’oignons doux de Sicile. Chez Grillé, tout est fait maison, même les frites. Ne partez pas sans jeter un œil à la décoration intérieure du restaurant.

: le restaurant indien existant autrefois remplace un café des années 1900 ouvert par un certain M. H. Granet.

: hôtel de Montboissier. Il est surtout connu pour son bel escalier en fer forgé ouvragé.

 

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