77-83 rue de Richelieu

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hôtel de Grancey. Il y eut, à l’origine, la maison construite en 1640 près de l’enceinte de Louis XIII et de la porte Richelieu par François Thevenin, chirurgien du Roy. Jacques de Rouxel, comte de Grancey, l’acquit en 1662 et s’appropria le fossé et l’enceinte. L’hôtel fut vendu en 1685 à Jean-Jacques Charron, marquis de Menard, qui l’embellit et l’agrandit encore. Après sa mort en 1718, l’hôtel fut divisé en deux et un cul-de-sac (future rue Menard) sépara les propriétés. Le receveur général des Finances Boutin s’établit en 1733 sur la partie sud. L’ensemble fut partiellement démoli en 1869 lors du percement de la rue du Quatre-Septembre et le reste, les n°81-83, fut détruit vers 1955-1960.

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Après 34 mois de travaux, le nouveau centre d’affaires, le cloud, dédié aux entreprises de la nouvelle économie, illumine le quartier. Inauguré le jeudi 18 février 2016, par le maître d’ouvrage privé, la Société foncière Lyonnaise, l’immeuble restructuré par l’agence d’architecture de Philippe Chiambaretta, est en fait issu de l’assemblage de quatre bâtiments d’époques différentes (XVIIIe-XXe siècles).

Des lieux autrefois occupés par le Crédit Lyonnais qui les a abandonnés en 2012. En rénovant cet ensemble d’immeubles, PCA a créé un campus urbain fondé sur le relationnel. Avec ses espaces confortables et modulables, ses prestations dignes d’un hôtel, ses espaces partagés personnalisés, son salon, ses terrasses panoramiques paysagées en toiture, le Cloud s’est vu discerner trois certifications écologiques. Coût des travaux : 100 millions d’euros.

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DSC_0259Il s’agit ici de l’annexe du siège central du Crédit Lyonnais, construite en 1908 par André Narjoux à l’emplacement de l’ancienne chambre syndicale des agents de change. Destiné à abriter différents services de la banque (imprimerie, économat, cantine…), l’immeuble présente une sobre façade où le fer s’intègre harmonieusement à la brique rouge et à la pierre de taille. Le toit est l’un des premiers de Paris à avoir été aménagé en jardin-terrasse. Remarquablement restauré sous la responsabilité de l’architecte en chef des Monuments historiques, Pierre-Antoine Gatier, l’immeuble a conservé, de part et d’autre, les deux ailes sont il avait été doté dans les années 1950. Remaniées dans les années 1990, ces deux façades qui avaient mal vieilli, ont été intégralement remplacées. L’alliance d’un béton très lisse, du métal et du verre donne à l’ensemble un aspect assez futuriste, renforcé par les caissons en verre saillants qui dessinent les fenêtres.

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