Rue Feydeau

La rue porte le nom d’une famille parisienne, la famille Feydeau, ayant occupé de hautes fonctions dans la magistrature et l’administration aux XVIIe et XVIIIe siècles. La famille Feydeau, originaire de Felletin, entra au service des ducs du Bourbonnais à la fin du XVe siècle, puis intégra l’administration royale lorsque le duché du Bourbonnais revint à la couronne en 1531. Elle s’y illustra jusqu’à donner un garde des sceaux de France en 1762. La rue tracée en 1650, portait à l’origine le nom de « rue Neuve-des-Fossés-Montmartre ».

: arrière de la poste située place de la Bourse, construite entre 1939 et 1950, par les architectes J. Debat-Ponsan et M. Roux-Spitz. Le ravalement et la mise en couleur date de 2010.

16 : restaurant le « Versance ». Vers la fin du XIXe siècle, le restaurant ouvre sous le nom « Au Petit coin de la Bourse ». Depuis 2006, Samuel Cavagnis investit ce lieu qu’il a rebaptisé « Le Versance ». A l’âge de 6 ans, il rêvait déjà de devenir Chef et d’ouvrir son propre restaurant. En échange d’un repas chaud, il travaille pour un trufficulteur, un boucher, un éleveur de canards, un pêcheur de crustacés, un fromager et un chocolatier. Fort de ces expériences, il part à l’étranger travailler dans des restaurants gastronomiques. Son service militaire, il l’accomplit au sein de la Bridage du palais de l’Elysée. Le soir, il joue les extras chez Lenôtre. Il part découvrir le monde et surtout la cuisine (Australie, Chine, Vietnam…). De retour en France en 2000, il décide de mettre en œuvre son rêve d’enfant.

18 : derrière les portes noires se cache le club libertin, « le Mask ». La décoration est paraît-il soignée et cosy et les employés très discrets et serviables.

24 : Cet immeuble de bureaux et de logements a été réalisé en 1932 par Fernand Colin. La forme du terrain et le souci d’obtenir un éclairage optimum ont décidé l’architecte à adopter une façade « en accordéon » : ce procédé permet l’aménagement de larges baies vitrées dessinant un angle de 45°, faisant ainsi bénéficier les pièces d’une double exposition.

19 feydeau 01

19-21 : anciens hôtels particuliers, Briçonnet au n°19 et Béarn au n°21. Le 26 janvier 1789, Léonard-Alexis Autié, coiffeur de la reine Marie-Antoinette, et le violoniste Giovanni Viotti obtiennent du roi Louis XVI le privilège d’exploiter le répertoire des opéras comiques français et italiens. La troupe, baptisée théâtre de Monsieur en raison de la protection qui lui est offerte par Monsieur, frère du roi (futur Louis XVIII), s’installe dans la salle des Machines du palais des Tuileries. Mais doit en partir le 6 octobre 1789, Louis XVI et sa famille ayant été ramenés du château de Versailles par les émeutiers. En dédommagement, Autié et Viotti se voient offrir les jardins de l’hôtel Briçonnet, rue Feydeau, avec l’autorisation d’y construire une nouvelle salle. Les travaux sont confiés aux architectes Guillaume Legrand et Jacques Molinos et l’inauguration du théâtre a lieu le 6 janvier 1791, toujours sous le nom de « théâtre de Monsieur ». A la suite de la fuite manquée de Louis XVI, la direction juge plus prudent de rebaptiser sa salle, Théâtre français et italien de la rue Feydeau le 24 juin 1791, puis Théâtre français et Opera-buffa le 29 juin 1791. La programmation alterne avec succès opéras comiques français et italiens, mais l’emprisonnement du roi conduit le 10 août 1792 à la fermeture de la salle et au renoncement de ses fondateurs. Elle rouvre dès la proclamation de la République sous la direction de Chagot-Defays. Lieu de rassemblement des « réactionnaires », elle est plusieurs fois frappée d’interdiction de représentation. Elle accueille à partir du 27 janvier 1795 la troupe des Comédiens Français du théâtre de la Nation et prend alors le nom de Théâtre français de la rue Feydeau. Sous la nouvelle direction de Sageret, elle devient une des salles les plus appréciées de Paris. Celui-ci tente de réconcilier les Comédiens Français de la Nation avec leurs anciens camarades partis s’installer salle Richelieu à la suite de la scission de novembre 1789, à la tête desquels se trouve le célèbre Talma. Mais l’entreprise rebaptisée Théâtre lyrique de la rue Feydeau le 29 octobre 1798 s’avère ruineuse et Sageret passe la main. La troupe de la Nation, dirigée par Louis-Benoit Picard, reprend possession des lieux l’année suivante. Le 16 septembre 1801, sur ordre de Napoléon, la troupe fusionne avec celle de l’Opéra-Comique, qui doit abandonner la salle Favart vétuste, sous le nom de Théâtre national de l’Opéra-Comique. Le 16 avril 1829, le théâtre Feydeau, menaçant à son tour de s’effondrer, est fermé pour être définitivement démoli.

 

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