Palais Brongniart

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La bourse des valeurs, créée en 1724, eut pendant un siècle une existence nomade. Hébergées jusqu’en 1793 dans la galerie Vivienne du Palais-Mazarin, au Louvre en 1794, dans l’église Notre-Dame-des-Victoires de 1796 à 1804, rue Feydeau à partir de 1818, les agents de change ne s’installèrent qu’en 1827 dans le local de la place de la Bourse. Elevé à l’emplacement du couvent des Filles de Saint-Thomas, la réalisation de ce nouveau temple de l’argent fut confiée à Alexandre Théodore Brongniart par Napoléon, qui souhaitait doter la Bourse des valeurs parisiennes d’un siège fixe.

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Le bâtiment d’origine fut conçu par l’architecte selon un plan rectangulaire de 69 mètres sur 41 mètres. Les travaux, commencés en 1808, n’étaient guère avancés lorsque Brongniart mourut en 1813, et la construction, poursuivie par Eloi E. de Labarre ne fut achevée qu’après son inauguration officielle, en 1826. Labarre apporta au projet primitif plusieurs modifications, tant sur le plan pratique qu’esthétique (chauffage et décoration intérieure notamment). Bâtie à l’antique, la Bourse est entourée d’un péristyle à colonnes corinthiennes. Les façades ouest et est sont précédées d’un large perron, flanqué chacun de deux statues allégoriques représentant, sous les traits de femmes assises juchées sur de hauts socles, le Commerce et la Justice, par Augustin Dumont et Francisque Joseph Duret, d’une part, l’Agriculture et l’Industrie par Charles Emile Seurre et James Pradier d’autre part. Seize marches permettent de gravir le soubassement, haut de 2,60 mètres.

A l’intérieur se trouve, au rez-de-chaussée, la grande salle des échanges où naguère encore trônait la Corbeille qui, chassée par l’ordinateur, est aujourd’hui pièce de musée. De forme rectangulaire, cette salle haute de 25 mètres est entourée sur deux niveaux de galeries ouvertes par des arcades en plein cintre, neuf travées dans un sens et cinq dans l’autre. Les pilastres carrés qui supportent le portique inférieur sont décorés de boucliers. Le plafond, percé en son centre d’une verrière, est ornée dans ses voussures de peintures allégoriques en grisaille, œuvres de Charles Meynier et Alexandre Abel de Pujol en 1826. Des grilles séparaient les agents de change de la foule. Au 1er étage, où fut logé jusqu’en 1865 le tribunal de Commerce, une belle pièce devenue la salle de réunion des agents de change est ornée de pilastres corinthiens ; au plafond, des peintures en grisaille et trois figures allégoriques peintes par Auguste Vinchon et Merry-Joseph Blondel.

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