Rue Réaumur

Cette voie commence 163 rue du Temple dans le 3e arrondissement et se termine 32-36 rue Notre-Dame-des-Victoires dans le 2e arrondissement

Histoire

La rue est créée sous le Second Empire. La première section fut percée de 1854 à 1858, entre la rue du Temple et la rue Saint-Denis. La section située entre la rue Saint-Denis et la rue Notre-Dame-des-Victoires, projetée dès 1864, a finalement été percée trente ans plus tard sous la Troisième République. Elle est inaugurée par le président Félix Faure en février 1897. Les immeubles de cette section ont pour la plupart une vocation industrielle ou commerciale, avec des façades monumentales, et très souvent, des structures métalliques visibles ou habillées de pierre de taille.

Immobilier

82-92 : l’immeuble abritaient les anciens Grands magasins « A Réaumur » construits en 1897 par F. Constant-Bernard pour l’industriel et philanthrope lorrain Jean-Baptiste Gobert-Martin. Le bâtiment fut inauguré le 17 avril 1897 par le président de la République Félix Faure. Leur surface de vente initiale de 1 000 m² fut portée à 2 500 m² en 1900 et à plus de 6 000 m² en 1928. Dirigés par Jean-Baptiste Gobert-Martin et son épouse, puis par la famille Secordel-Martin, les magasins fermèrent en 1961. L’originalité des magasins reposait, en outre, sur la diffusion avant l’heure de « prêt-à-porter » de qualité, mais aussi sur la vente par correspondance. Celle-ci était assurée grâce à différents catalogues gratuits, imprimés en de très nombreux exemplaires. Distingués lors de l’Exposition universelle de 1900, ils reçurent la médaille d’argent des Arts décoratifs de 1925, le diplôme d’honneur de l’Exposition coloniale de 1931, le grand prix de l’Exposition internationale des Arts et techniques de de 1937.

L’architecture du bâtiment est de type industriel, conforme à celle des grands magasins qui se multiplient à l’époque. Les façades aux travées régulières et aux larges baies vitrées entourent un espace central dont l’éclairage zénithal est dispensé par une vaste verrière. Utilisant le principe de l’ossature en acier riveté pour la structure, la pierre de taille, signe de richesse, s’allie au métal et au verre pour les façades. La façade de la rue Réaumur présente 19 travées, de chaque côté de l’ancienne entrée principale, et des pans coupés dans les angles. Le rez-de-chaussée, aujourd’hui modifié, n’a pas conservé le caractère monumental des pilastres d’ordre composite qui soulignaient le parti pris de la verticalité. Les soutiens en ferronnerie de l’auvent s’ancrent sur les pilastres d’ordre colossal composite qui cantonnent les deux niveaux suivants. De larges baies rectangulaires au 2e niveau sont divisées par des fins pilastres en fonte ; au suivant des colonnettes aux chapiteaux à volutes divisent et scandent les baies géminées dont le décor de ferronnerie des écoinçons est en harmonie avec celui des garde-corps. Une corniche à modillons, soutenue par des consoles, souligne les fenêtres de l’attique où l’on retrouve la même scansion, ici des demi-colonnes engagées en pierre. L’étage de comble aux lucarnes en tabatière est marqué par une corniche à ressaut. L’horizontalité de l’édifice est rompue par le toit en pavillon prolongeant la travée centrale, où s’ouvre une monumentale lucarne à fronton curviligne brisé surmontée d’une tête de lion. Des dômes sur les pans coupés signalaient les entrées secondaires des magasins. Côté est, une horloge sur mosaïque à fond d’or avec l’inscription « A Réaumur » ; elle était à l’origine éclairée. A l’ouest, une lucarne dont le fronton porte le monogramme du propriétaire, Gobert-Martin.

94-98 : cet immeuble faisait également parti du grand magasin « A Réaumur ». Il fut construit en 1928 sous la direction de Mme Gobert-Martin. Il abrite actuellement les locaux de la Recette générale des finances de Paris, au sein de la direction régionale des Finances publiques.

100 : Construit en 1924 par Pierre Sardou (fils de Victorien) pour le journal « l’Intransigeant », à l’emplacement d’une ancienne cour des miracles. Il fut occupé par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale et devient le siège du journal « Pariser Zeitung ». Ce dernier sera victime à plusieurs reprises d’attaques des résistants. A la Libération, les presses seront reprises par la Résistance qui y publieront les quotidiens Défense de la France, Franc-Tireur et Combat. Puis il deviendra le siège du quotidien « France-Soir », pendant 40 ans, puis de « Paris-Turf ».

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La façade de cet immeuble de six étages comporte deux avant-corps en légère saillie, surmontés de deux frontons triangulaires ornés de bas-reliefs, exécutés par Henri-Edouard Navarre. Les motifs représentent l’industrie de la presse à travers ses principaux protagonistes : le reporter, le typographe, le correcteur, la dactylo, le rotativiste.

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Au centre et sur les côtés de la façade se déploient cinq travées identiques, animées par le bossage du rez-de-chaussée, les appuis de fenêtre du 5e étage et les jeux de bandes superposées. Avant qu’il ne soit reconstruit, l’immeuble possédait une terrasse qui dominait tout Paris. Un décor majestueux ornait les espaces ouverts au public. Aujourd’hui, seule la façade, primée en 1924 par la Ville de Paris, a été préservée lors des travaux de réaménagement de l’ensemble, entrepris par le studio d’architecture Jean-Jacques Ory en 1993. Le nouveau complexe commercial et tertiaire s’étend sur une surface de 16 000 m². La mise en œuvre d’un grand atrium central en verre, en entonnoir, optimise la diffusion de la lumière, qui pénètre jusqu’aux sous-sols. Cela s’inscrit dans la continuité des dispositions prises par le premier architecte, Sardou, déjà très attentif à ce problème. Il dota notamment l’immeuble d’un appareil Arthel en 1933, dispositif rarement usité, inventé par Jacques Arthuys, qui permettait d’améliorer l’éclairage des étages inférieurs grâce à un jeu de miroirs réfléchissant les rayons du soleil dans la cage du grand escalier. Le miroir posé sur le toit suivant le soleil dans sa course, grâce à un héliostat automatique.

L’Intransigeant est un quotidien français qui parut de 1880 à 1948. Le journal est fondé en juillet 1880 par Eugène Mayer pour le polémiste Henri Rochefort qui en devint le premier rédacteur en chef. Initialement journal d’opposition de gauche, il est tiré à environ 70 000 exemplaires à sa création en 1880 et totalise 4 pages vendues 5 cts. Rallié au boulangisme, il évolue rapidement vers des prises de position nationalistes. En 1898, il participe au concert de la presse antisémite hostile à Dreyfus. Dans les années 1920, le journal se veut le plus grand quotidien du soir d’opinion de droite, avec un tirage de l’ordre de 400 000 exemplaires et une pagination qui passe à 8 pages. Photographies et dessins apparaissent en Une. En décembre 1932, le quotidien prend une orientation plus centriste. Six ans plus tard, Paul Gordeaux, envoyé spécial à Londres, propose à Jean Prouvost de transformer le journal en Life français ; Paris Match est né. L’Intransigeant cesse sa publication le 11 juin 1940, après la débâcle de juin 40. Il connaît une brève reparution, à partir du 13 mai 1947. Le titre est absorbé le 30 septembre 1948 par Paris-Presse, à son tour absorbé par France-Soir en 1970.

108-110 : ce bel immeuble fut construit par l’architecte Wattier en 1898.

116 : Cet immeuble industriel forme l’angle de la rue Réaumur et de la rue du Sentier. Il a été réalisé en 1897 par Albert Walwein pour la Maison Storch, fabricant de flanelle et moellon. Il se distingue par ses grandes surfaces vitrées qui s’inscrivent dans un ensemble assez sobre. L’étrange suppression de la plus grande partie des décors de la façade, opérée il y a quelques années, n’en donne que plus de prix au décor survivant. L’arcade d’entrée est flanquée de deux puissants atlantes soutenant la corniche supérieure et assimilés à la figure d’Hercule. Les sculptures, revêtues de corbeaux en forme de tête de lion, sont engainées dans une volute reposant sur le mufle de l’animal, encadrent un médaillon pris dans un fronton triangulaire qui représente Vénus et deux amours. Ce médaillon rappelle la loi de 1882, qui accorda aux architectes une grande liberté dans le choix des motifs décoratifs, afin de varier au mieux l’ordonnance des façades. Moulure en feuilles de laurier encadrant la porte et mascarons ouvragés ornant l’angle du soubassement. La composition mettait en valeur, à la construction, l’enseigne commerciale gravée dans la table à l’étage supérieur. L’immeuble montrait à l’origine, au 5e étage, de part et d’autre de la baie ouvrant dans le pan coupé, deux cariatides engainées. La façade de l’immeuble reçut la médaille d’or lors du concours de la rue Réaumur.

118 : Cet élégant immeuble à vocation commerciale, construit en 1900 par Charles de Montarnal et récompensé au concours des façades de la rue Réaumur, est remarquable par la large baie vitrée qui éclaire les trois premiers étages. Divisée par une discrète structure métallique, celle-ci est dominée par un magnifique arc de pierre en anse de panier. De gracieuses volutes sculptées dans la pierre et le métal animent la façade, dont les étages supérieurs en retraits successifs respectent le caractère majestueux. Un beau témoignage de l’Art nouveau.

124 : Cet immeuble industriel, construit en 1905, est généralement attribué à l’architecte Georges Chédanne, bien que les plans qu’il a produits en 1903 pour la demande de permis de construire soient différents. Aussi n’est-il pas exclu que le projet final ait été confié à un collaborateur ou confrère de Chédanne. Edifié pour le baron Schilde en 1905, il fut loué à l’origine à des fabricants de tissus, dont le stockage nécessitait de solides planchers. En renonçant intégralement à l’appareillage en pierre, au détriment de la tradition, l’architecte a défié les normes esthétiques en vigueur au début du XXe siècle. La façade laisse libre cours au fer de manière révolutionnaire : le matériau est utilisé à part entière comme moyen d’expression formelle, et non plus comme seul support. Le quatrième étage est composé de trois bow-windows suspendus. La brique n’apparait qu’au 5e étage, destiné à l’habitation et coiffé d’un toit à lucarnes. Assurer un éclairage maximum aux ateliers et permettre aux planchers de résister à de très lourdes charges ont été deux des objectifs de l’architecte. De 1944 à 1973, cet immeuble fut le siège du quotidien Le parisien Libéré. L’immeuble a fait l’objet d’une réhabilitation complète entre 2008 et 2009 par la société Superbuild sous la direction de Samy Alloula et Bertrand Lecomte.

126 : immeuble construit en 1899 par l’architecte A. Le Voisvenel. Une part essentielle est donnée à la fonte et aux baies vitrées, mais l’encadrement de la façade est en pierre.

130 : Le grand immeuble commercial qui forme l’angle des rues Réaumur et Léon Cladel a été édifié en 1898 par Joseph-Charles de Montarnal pour un établissement de textile. La façade est remarquable par son aspect monumental, auquel contribue la rotonde d’angle qui dans sa partie haute prend la forme d’une tour-lanterne coiffée d’un dôme. A l’intérieur, un imposant double escalier mène à l’entresol où se trouve le vieil ascenseur. L’escalier devient alors ellipsoïdal. Les motifs décoratifs, ici comme à l’extérieur, sont essentiellement floraux : des feuilles de platane ornent la rampe en fer forgé, des fleurs animent la mosaïque du sol.

132-134 : Construit en 1901 par Jacques Hermant, cet immeuble monumental, qui forme l’angle des rues Notre-Dame des Victoires, Réaumur et Léon Cladel, est occupé par une succursale de la Société Générale. L’imposante tour-horloge qui s’élève face à la Bourse et autour de laquelle s’articule l’édifice, semble terminer triomphalement la rue. L’immeuble a été primé au concours des façades de la rue Réaumur.

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119-121 : Cet immeuble industriel, primé au concours des façades de la rue, a été construit en 1900 par G. Bousson. Il comporte une partie basse percée de cinq arcades ornées de consoles à tête de lion sur lesquelles repose la balustrade du premier étage, une partie centrale à vocation industrielle et une partie haute, réservée à l’habitation. Les travées latérales, en légère saillie courbe, animent la façade et semblent trouver leur résolution dans la rotonde tréflée de l’immeuble suivant (n°121), réalisé par la même année par Charles Ruzé. Le n°119 fut rénové et restructuré en bureaux en 1993 par les architectes Menu et Macary. Le 26 mars 1987, le patron d’une agence de petites annonces situées dans l’immeuble 121, fusille l’huissier venu le saisir.

105 : Immeuble commercial construit en pierres de taille et structure métallique par l’architecte Charles Ruzé en 1899. Façade composée de cinq travées, dominée par de larges baies vitrées aux quatre premiers niveaux et rythmée par le traitement particulier accordé aux travées latérales et à la travée centrale, ornementées de pilastres, consoles, mascarons, médaillons, balustres, écoinçons en pierre sculptés.

101 : Lever les yeux pour admirer la façade sculptée de l’immeuble. Il fut érigé par Albert Walwein en 1895, et récompensé par le jury du concours. L’architecte a réalisé avec faste et monumentalité la rotonde d’angle, dont le répertoire décoratif, riche et varié, décline cariatides, fenêtres de style Renaissance, guirlandes, médaillons et frises à palmettes. Les trois premiers étages des façades latérales sont scandées par des baies vitrées disposées en alternance avec des pilastres à chapiteaux corinthiens, selon une formule couramment employée rue Réaumur. Ils abritent des bureaux et des ateliers, tandis que les deux derniers étages sont réservés aux habitations.

97 :  L’immeuble dont les deux ouvertures de droite donnent curieusement accès au métro Sentier, fut construit en 1900 par Philippe Jolivald et Charles Devillard. Rythmée par cinq travées sur six niveaux, sa façade se distingue par l’ampleur de sa surface vitrée, subdivisée en trois travées, encadrée de deux travées latérales en oriels. Les deux premiers niveaux traités en appareil à refends sont ornés de motifs sculptés au répertoire décoratif pittoresque et varié. Au rez-de-chaussée les quatre ouvertures en plein cintre sont surmontées de balconnets galbés soutenus par des consoles retombant en chutes de fruits. Les trois baies à l’étage de l’entresol sont à arcatures surbaissées, ornées à la clef d’un mascaron grotesque. Sur les travées latérales, les fenêtres sont encadrées de lourdes consoles sculptées de guirlandes et de masques soutenant les oriels des étages supérieurs. La grande baie des trois niveaux suivants est quadrillée par des huisseries métalliques et coupée verticalement par de légers pilastres en fonte aux chapiteaux corinthiens. Les fenêtres du 5e niveau à arcatures surbaissées sont cernées d’un léger décor en fonte moulée de médaillons et de guirlandes. Les oriels en bossage sont dominés par un médaillon-clef dont s’échappent de lourdes chutes de feuillage et de fruits contrastant avec la légèreté de la travée centrale. Au niveau du balcon en ferronnerie, un fronton brisé couronne chaque oriel. Les trois lucarnes centrales à fronton curviligne sont encadrées de deux lucarnes-portes.

93 : A l’angle des rues Réaumur et d’Aboukir, un bel immeuble de type industriel a été édifié en 1898 par les architectes Léon Bonnenfant et Denis Destors pour la famille Perin. La travée centrale sur le pan coupé de l’angle où se situe l’entrée de l’immeuble est accostée de trois travées sur la rue Réaumur et d’une sur la rue d’Aboukir. Les façades en pierre de taille sur sept niveaux s’ouvrent au rez-de-chaussée sur une grande arcade entresolée, encadrée de pilastres en appareil à refends et à entablement dorique. Ces derniers cantonnent les larges baies vitrées des commerces, aux huisseries métalliques. Les fenêtres de l’entresol ont conservé leur garde-corps en ferronnerie. D’imposantes consoles à volutes et têtes de lion supportent le balcon en pierre ouvragée du troisième niveau. Les baies rectangulaires sont divisées verticalement par des huisseries et des colonnettes en fonte aux chapiteaux corinthiens qui englobent les deux premiers étages. La partie supérieure destinée à l’habitation est plus classique. De fortes consoles soutiennent les balcons en ferronnerie du 5e. Au 6e un balcon continu de balustrade en pierre sépare nettement les étages commerciaux des logements. Au niveau des combles, des lucarnes à tabatières sculptées de cartouches, dominées de lucarnes rentrantes, encadrent une monumentale lucarne-porte au décor éclectique.

91 : Immeuble commercial à ossature métallique et habillage en pierre construit par l’architecte Charles de Montarnal en 1897. Façade composée de cinq travées où dominent les baies vitrées (châssis métalliques de sections fines). Encadrement des portes du rez-de-chaussée en pierre, tapissé de feuilles de vigne. Immeuble primé au concours des façades de la Ville de Paris.

75-77 : Cet ancien hôtel particulier va connaître une nouvelle vie. Après d’importants travaux de réhabilitation, l’édifice a été transformé en HLM. Le pilotage du chantier fut confié à l’un des bailleurs sociaux de la ville, Elogie-Siemp. Les travaux, débutés en juin 2015, ont permis de créer 14 logements sociaux (du studio au F4), un appartement rattaché à un bail commercial, un bureau et deux locaux d’activité dont un bar-tabac. Il se compose de deux immeubles contigus. Coût total de l’opération : plus de 7 millions d’euros. Le n°77 est l’ancienne maison du sculpteur néerlandais Martin Desjardins, auteur de la statue équestre de Louis XIV édifiée sur la place des Victoires. Les bas-reliefs en bronze trônant dans le hall d’entrée et sous l’ancien passage cocher ont été restaurés. Les façades, toitures sur rue et la cage d’escalier sont inscrits à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis 1997. Quant au n°75, il date du début du XIXe siècle. Inauguré le lundi 20 février 2017.

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69 : Immeuble construit en 1898 par l’architecte Ernest Pergot. Cet immeuble à vocation industrielle et commerciale est composé de deux étages en pierres de taille surmontés d’une verrière à structure métallique.

61-63 : Erigé vers 1900 sur une parcelle de terrain peu profonde, cet immeuble est signé par les architectes Edouard Sirgery et Philippe Jouannin. Il présente une étonnante façade où se mêlent les styles romano-byzantin et gothique. Conçu à la manière d’un portail d’église, l’étroit corps central, qui abrite en fait la cage d’escalier, retient particulièrement l’attention. Il est couronné par une monumentale horloge baromètre, peinte et mosaïquée, faisant fonction de rosace et autour de laquelle s’organise toute une décoration. Le travail de sculptures fut confié à F-A Jacquier. Elles illustrent les saisons, les mois et les signes du zodiaque.

59 : L’immeuble à pan coupé a été construit en 1883 par l’architecte Albert Le Voisvenel après le percement de la première partie de la rue Réaumur à la fin du Second Empire.

51 : A l’angle de la rue Réaumur et du boulevard de Sébastopol s’élève la large rotonde de l’ex-succursale Félix Potin, construite en 1910 par Charles Henri Camille Le Maresquier. Le bâtiment, dénaturé à sa base par le Monoprix qui l’occupe aujourd’hui, a conservé dans sa partie supérieure sa décoration exubérante et polychrome d’origine, tout à la gloire du commerce et de l’abondance (abeilles et gerbes de blé). Un dôme à lucarnes, surmonté d’un lanternon, termine cet édifice caractérisé par l’alternance de travées en saillie et en courbe. Sa structure circulaire et allongée lui valut le nom de « poivrière ». En janvier 2015, lors de travaux effectués dans les caves du magasin, on découvre 8 fosses communes comprenant en tout plus de 200 squelettes. Ces ossements proviendraient du cimetière de la Trinité.

 

 

 

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