Eglise Notre-Dame de Bonne-Nouvelle

L’église actuelle est le 3e lieu de culte élevé sur le site. En 1551, une 1e chapelle est édifiée, dédiée à Notre-Dame de Bonne-Nouvelle en souvenir de l’Annonciation et détruite en 1591 par la Ligue lors du siège de Paris par Henri IV. En avril 1628, la reine Anne d’Autriche pose la première pierre d’une nouvelle église, érigée en paroisses en 1673, devenue bien national en 1791, vendue en 1797 à trois paroissiens, puis rachetée par la ville de Paris en 1803. Suite aux outrages subis lors de la Révolution, elle menace de s’effondrer et la décision de la reconstruire est prise. L’église actuelle a été construite entre 1823 et 1830 par l’architecte Etienne Hippolyte Godde. Il semble établi que l’église soit la seule (avec Notre-Dame) à être fondée sur pilotis.

Seul vestige du XVIIe siècle : le clocher qui domine la rue Beauregard et que Godde a pu intégrer dans sa construction. L’église est de style néoclassique, bâtie selon un plan basilical, sans transept et déambulatoire, avec une nef centrale terminée par une abside en cul-de-four, flanquée de deux bas-côtés. La façade comprend un péristyle, formant le porche, à deux colonnes et deux pilastres doriques soutenant un entablement à triglyphes surmontés d’un fronton triangulaire.

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L’intérieur de l’église comporte une nef à cinq travées, voûtée en berceau, flanquée de bas-côtés et de 12 chapelles.

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Au cœur de l’église, un baptistère de forme octogonale a récemment été creusé dans le sol. Accessible par sept marches, un rappel aux sept péchés capitaux, il est destiné au baptême par immersion totale afin de renouer avec les traditions et les pratiques de l’Eglise primitive. De nombreux tableaux décorent l’édifice.

Dans le chœur, peinture en grisaille d’Alexandre Denis Abel de Pujol, illustrant le texte de l’Apocalypse de Jean relatif au trône de Dieu et aux 24 vieillards. Une Vierge entourée de saints par Lodovico Cardi, dit Il Cigoli. La Bienheureuse Isabelle de France de Philippe de Champaigne et L’Annonciation de Giovanni Lanfranco.

Dans la chapelle de la Vierge, un ensemble de dix peintures relate deux épisodes de la vie de la Vierge, l’Annonciation et la Visitation dû à Nicolas-Auguste Hesse. Dans les bas-côtés : Sainte Isabelle de France présentant à la Vierge le modèle de l’abbaye de Longchamp de Philippe de Champaigne, L’Assomption attribuée à Georges Lallemant, Saint Pierre d’Alcantara du Frère Luc, Anne d’Autriche et Henriette de France de Pierre Mignard, Saint François de Sales de Pierre Mignard, Henriette d’Angleterre et ses trois enfants de Pierre Mignard, Sainte Geneviève distribuant des vivres durant le siège de Paris de Victor Schnetz et Le Lavement des pieds de Claude Vignon.

Côté sculpture : un Saint Jérôme en albâtre datant du XVIIe siècle et une Vierge à l’enfant Jésus en bois naturel de l’Ecole Française datant du XVIIIe siècle. L’orgue actuel a été conçu par le facteur d’orgue John Abbey à la fin du XIXe siècle, restauré par les facteurs Joseph Gutschenritter en 1950, puis par Jean-Marc Cicchero en 1988. Cette église fait l’objet d’un classement au titre des Monuments historiques depuis le 21 mars 1983.

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