Rue du Mail

25-27 : ancienne Maison Albert Tronc dont le nom est encore présent sur la façade. Elle fut précédée par la boutique de Longepied ; le père Amable était un marchand de châle d’origine allemande. Une pompe à eau se trouve encore dans le fond de la cour.

23 : manufacture des pianos Erard (voir article).

13 : il a existé à cet emplacement un pavillon où a vécu Olympe de Gouges, militante féministe, contre l’esclavage et pour le divorce, proche des Girondins, au Siècle des Lumières. Le facteur et marchand de pianos Erard s’y est établi en 1781 et y a installé la première salle Erard. Le savant Charles Fourier a aussi habité cette maison ainsi que à plusieurs reprises, entre 1823 et 1878, Franz Listz. Une plaque murale immortalise cet événement. Le 22 décembre 1895, Claude Debussy y présenta son « prélude à l’après-midi d’un faune ».

: Cet hôtel fut édifié en 1669 par l’architecte Thomas Gobert, pour son usage personnel. Bien que dénaturée en 1857, la façade garde la marque de sa grandeur passée : le rez-de-chaussée, revêtu de refends, est percé de baies inscrites dans des embrasures en arcade.  Les deux étages sont unis par l’ordre colossal de pilastres à chapiteaux composites. Les fenêtres sont encadrées de colonnettes ioniques curieusement ciselées. Un puissant entablement limite les fenêtres basses de l’attique. L’hôtel est également connu sous le nom d’hôtel Colbert, sans doute en raison des couleuvres et des aigles qui ornent les chapiteaux, et qui figurent au rang des armoiries du ministre.

: L’hôtel construit en 1650 pour François Le Tellier est aussi appelé hôtel de Colbert. La porte d’entrée, munie d’un marteau avec un motif d’agrafe, est inscrite dans un arc en plein cintre et surmontée d’une tête de faune qu’entourent deux cornes d’abondance. A l’intérieur, deux plafonds peints de la fin du XVIIe siècle, situés au premier étage sur cour, ont été conservés.

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: Le 30 juillet 1729 fut décidé par ordonnance de police la gravure des noms de rues aux coins de nombreux immeubles de Paris. Sur l’immeuble situé à l’angle des rues du Mail et Vide-Gousset, les inscriptions encore lisibles « mail » et « rue Vide-Gousset » datent de cette époque. Juste en dessous, peintes sur la pierre, on distingue deux inscriptions qui demeurent de très rares témoins du Paris révolutionnaire : « Son du Mail » et « GME TELL ». Ces quelques lettres rappellent au passant l’existence de la section de la place Louis XIV qui changera à nouveau de nom en 1793 pour devenir la section Guillaume Tell. Encore plus bas, une phrase peinte en noir, en partie mutilée et très difficilement déchiffrable, fait expressément défense « aux voitures de place de s’arrêter dans cette rue ».

Déco off : Paris Deco Off revint pour sa 4e édition, du jeudi 17 au mardi 22 janvier 2013, en même temps que le salon maison et Objet. L’événement, ouvert aux professionnels et aux particuliers, invitait les Parisiens à rencontrer les plus grands créateurs de la décoration internationale. Cette année-là, le programme était construit autour du thème « Mythes et légendes revisités ». 67 maisons de décoration s’était donnée rendez-vous rue du mail pour promouvoir le lin et le chanvre à travers la fabrication de lanternes.

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