La fontaine Molière

La fontaine Molière remplace la fontaine Richelieu qui, alimentée par la pompe à eau de Chaillot, était une des quinze fontaines dont la mise en place avait été ordonnée en 1671 par un arrêt du Conseil. Elle s’appuyait contre l’ancien n°43 qui formait un angle très aigu à la rencontre des rues Richelieu et Traversière, masquant ainsi le débouché de la rue du hasard (l’actuelle rue Thérèse). En 1838, le conseil municipal de Paris décida la suppression de cet angle pour dégager la circulation et rendre plus accessible le débouché de la rue du Hasard. Joseph Régnier, sociétaire de la Comédie-Française, saute sur cette occasion pour relancer le projet d’élever un monument à la gloire du dramaturge Molière, mort à quelques rues de là. Il écrit au préfet de la Seine pour demander le remplacement de l’effigie allégorique de la future fontaine par celle de Molière, statue qui serait financée par une souscription nationale. Proposition acceptée. Edifiée en 1844, la fontaine Molière est le premier monument commémoratif parisien qui ne soit pas dédié à un souverain.

Construite par l’architecte Louis Visconti et l’entrepreneur Antoine Vivenel, elle forme trois panneaux percés chacun d’une niche centrale. La niche principale, au nord, est encadrée d’un large portique surmonté d’un fronton circulaire, abritant un Amour assis sur des guirlandes.

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Fronton soutenu par deux paires de colonnes cannelées corinthiennes, encadrant la niche qui abrite un Molière en bronze, œuvre du sculpteur Bernard Gabriel Seurre, fondue par Eck et Durand, assis la plume à la main.

Deux allégories féminines en marbre, la Comédie sérieuse et la Comédie légère, s’accoudent contre le piédestal ; elles sont l’œuvre de Jean-Jacques Pradier. Elles tiennent chacune un parchemin où sont inscrites les œuvres du dramaturge. A leurs pieds, trois mascarons à têtes de lion crachent leur eau dans une vasque semi-octogonale. Une médaille commémorative de l’inauguration de la fontaine Molière fut exécutée par le graveur François Augustin Caunois en 1844 ; un exemplaire est conservé au musée Carnavalet.

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