Galerie Colbert

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L’hôtel fut construit de 1634 à 1637 pour Guillaume Bautru de Serrant. Vendu en 1665 à Jean-Baptiste Colbert, il resta dans sa famille jusqu’en 1713. Le régent Philippe d’Orléans l’acheta et y installa ses écuries en 1719. S’y succède le bureau des Domaines du roi, puis les caisses de la Dette publique. L’hôtel fut démoli et la galerie Colbert fut percée à son emplacement en 1823. Dans ses murs se trouve l’Institut National d’Histoire de l’Art (INHA) qui conserve des vestiges de l’ancien hôtel.

Galerie Colbert

Construite en 1826 par Jacques Billaud pour le compte d’une société de spéculateurs, Adam et Cie, qui voulait en faire la rivale de la galerie Vivienne. Elle ne connut pas le succès escompté. Le 29 juillet 1830, Berlioz entonne la Marseillaise depuis une des fenêtres de la galerie. La foule entassée reprend en chœur et le musicien tombe évanoui. Un moment, menacée de disparition, la galerie est finalement rachetée, en 1974, par la Bibliothèque nationale de France qui entreprend d’importants travaux de rénovation dans les années 1980, menés par l’architecte Adrien Blanchet. Le passage est ensuite dévolu à l’INHA. Il abrite de nombreuses institutions liées à l’histoire de l’art et au patrimoine culturel. On y trouve le siège de l’INHA, de l’INP (Institut National du Patrimoine), du Centre André Chastel, du Comité Français d’Histoire de l’art, de l’Association des professeurs d’archéologie et d’histoire de l’art des universités (APAHAU), ainsi que des laboratoires de recherche.

De part et d’autre de l’entrée, rue des Petits-Champs, se trouvent deux halls de vente de la Bibliothèque nationale.

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Au-delà du porche, orné, coté intérieur, d’une peinture représentant Colbert favorisant le commerce, une grande allée, bordée de colonnes engagées en faux marbre et ornée de médaillons sculptés et de motifs polychromes, mène à la large rotonde, réputée au siècle dernier pour ses élégantes boutiques et pour le lampadaire en forme de cocotier remplacé par un bronze de Charles François Nanteuil-Lebœuf, dit Nanteuil, Eurydice piquée par un serpent (1822).

Au-delà de la rotonde, un accès à la galerie Vivienne a été aménagée, tandis que la galerie Colbert fait un coude pour déboucher rue Vivienne. A vocation désormais culturelle, la galerie Colbert abrite des vitrines d’exposition du département des Arts du spectacle, le musée Charles Cros, des salles d’exposition, un auditorium. On y trouve en outre une brasserie, le Grand Colbert, auquel on a rendu sa décoration Art nouveau, souvent utilisée pour le cinéma.

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