Lycée Turgot

Le lycée est construit en partie sur l’emplacement du couvent des Madelonnettes, établissement charitable créé en 1618, à l’initiative de Robert de Montry, pour recueillir les femmes de mauvaise vie repenties. Fermé et devenu bien national en 1790, le couvent est transformé en prison. Le lycée polyvalent possède des classes préparatoires en filière D1, D2, Physique-Chimie et ECT (économie commerciale).

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Création de l’école

Trois ans après la loi Guizot de 1833 et de la création de l’enseignement primaire supérieur, la première école primaire supérieure de la ville de Paris, ultérieurement appelée lycée Turgot, est créée. Il s’agit d’un intermédiaire entre l’école primaire et le lycée. Les bâtiments avaient alors leur entrée sur la rue du Vertbois (la rue de Turbigo ne sera ouverte qu’en 1858). En 1838, le pédagogue Pierre-Philibert Pompée en est officiellement nommé directeur. Le choix de l’implantation du lycée s’est fait selon deux critères : d’une part, il fallait que le lycée soit situé à proximité des potentiels élèves (petite bourgeoisie industrielle et commerçante). D’autre part, il fallait un emplacement vaste et aéré. L’école a ouvert ses portes le 14 octobre 1839 à 76 jeunes gens qui s’étaient fait inscrire.

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Le lycée

turgot 05L’enseignement dispensé était un enseignement dit « moderne », c’est-à-dire sans latin. On y enseignait le français, l’histoire et la géographie, les mathématiques, l’histoire naturelle, le chant, la gymnastique, la physique et la mécanique, le dessin… Les effectifs grossirent rapidement : 150 élèves en 1841-1842, 210 élèves en 1844-1845, 308 élèves en 1847-1848. En 1847, l’école est renommée « école municipale Colbert ». A la suite de la révolution de 1848, l’école est renommée « école municipale Turgot ». Des travaux d’agrandissement commencent en 1856. Cependant, neuf ans plus tard, un incendie a lieu dans l’enceinte du lycée. En 1867, des travaux importants ont été entrepris dans le but d’agrandir l’établissement. Le chantier est confié à l’architecte E. Chat, qui va réaliser un établissement modèle, une construction fonctionnelle avec des amphithéâtres spacieux, des laboratoires, de larges cours. Interrompus par les événements de 1870, les travaux reprendront en 1872 et seront terminés en 1874. Suite à ces aménagements, l’école voit ses effectifs augmenter : 500 en 1857 et 708 en 1895. Aujourd’hui, l’établissement compte seulement 245 élèves.

L’architecture

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Construction de pierre largement percée de baies vitrées, le lycée offre sur la rue de Turbigo une interminable façade austère et sans grâce. Les éléments décoratifs sont empruntés aux siècles précédents, sans aucun souci d’innovation : pilastres, frontons, corniches, refends. Elevé primitivement de deux étages et d’un attique, le pavillon central était surmonté d’un campanile, supprimé lorsque l’ensemble du bâtiment a été rehaussé de deux étages.

Ouverte en plein cintre, la porte centrale est dominée par un buste d’Athéna entouré de feuilles de chêne et d’acanthe. Le portail ouvrant sur la rue du Vertbois est une laborieuse imitation de la Renaissance : cintré, encadré de pilastres cannelés, il est surmonté d’une frise à triglyphes dominée par un fronton triangulaire au centre duquel sont sculptés les armes de la ville.

L’irrégularité de la parcelle a imposé à l’architecte un plan très complexe où sont imbriqués corps de bâtiments et cours. L’établissement a été entièrement rénové en 2015 par les architectes Fendler Seemuler et Drescher Kraemer. La façade rue de Turbigo est en cours de rénovation…

 

 

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