Mairie du 3e arrondissement

En 1860, la municipalité opérait un redécoupage des arrondissements parisiens et lançait un programme de construction de mairies, édifices qui devaient répondre aux nouvelles exigences de la vie administrative de l’arrondissement. Le 3e arrondissement recouvrit alors la plus grande partie des anciens 6e et 7e et l’on choisit pour la mairie un site relativement central, où s’élevaient jusqu’alors des bains et des lavoirs, eux-mêmes installés sur les ruines de l’enclos du Temple. L’étude du projet fut confiée dès 1860 à l’architecte Victor Calliat qui débuta les travaux en 1864. Eugène Chat lui succéda en 1865 et termina les bâtiments en 1867.

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L’édifice adopte la forme générale d’un « H » délimitant quatre cours d’inégale grandeur. Les angles du quadrilatère sont occupés par des constructions basses qui prolongent les bâtiments principaux et abritent les services annexes de la mairie : commissariat, poste de police, bureau d’aide sociale… La cour d’honneur ouvre face au square du Temple qui lui procure un dégagement agréable. Les bâtiments sont élevés d’un étage principal et d’un étage dans le comble droit, couvert d’ardoise. Les baies du rez-de-chaussée sont inscrites dans des arcades en plein cintre, ornées d’agrafes à la clef. A l’étage, les fenêtres sont séparées par des pilastres corinthiens et couronnés de frontons triangulaires.

A l’extrémité des ailes, les entrées latérales sont surmontées de frontons curvilignes décorés, que soutiennent des consoles sculptées de guirlandes. Au milieu du bâtiment central, un pavillon traité en portique donne accès au vestibule. Dans le toit, une grande lucarne de pierre, encadrée de pilastres et de volutes, est coiffée d’un fronton curviligne, sommé de la nef parisienne, sur les rampants duquel sont accoudés deux statues de femme. Une horloge occupe le centre de la lucarne.

Toute la décoration extérieure est d’un style néo-Renaissance peu inventif et d’une exécution assez médiocre. Il faut pourtant remarquer la belle qualité de la pierre. Dans le vestibule, un plafond à caissons a remplacé la voûte d’origine. De plan carré et central, il permet par quatre arcades de rayonner dans les différentes parties du bâtiment.

Du vestibule part l’escalier d’honneur qui, à mi-étage, se sépare en deux voûtes faisant retour. Les bas-reliefs de la voûte du palier qui représentent la Naissance, le Mariage, le Vote et la Mort, sont de Jean Lagrange.

A l’étage, l’aile nord abrite la salle des mariages, où l’on remarque surtout le plafond à compartiments abondamment décoré. Derrière l’estrade, une grande composition peinte par Sirouy représente la Loi. La salle des fêtes est dans l’aile sud : on y voit un tableau de Barrias symbolisant la Charité. L’ensemble de l’ornementation avec ses dorures, ses marbres et ses lambris de chêne est représentatif du style lourd et pompeux cher au Second Empire.

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