La femme, l’avenir de l’homme

Dans un décrochement du bâti, une fresque monumentale signée par l’artiste Robert Combas impose son style coloré et graphique à l’architecture classique du Marais. Epaisseur du trait, explosion de formes, rondeur du dessin, foisonnement des motifs, cette réalisation entre en écho avec les interventions d’art urbain nombreuses dans le quartier. Commandée par la ville de Paris en 2000, l’œuvre qui a pour titre « la femme, lumière de l’homme » fait appel à l’imaginaire collectif, la culture populaire en évoquant le personnage de Don Quichotte créé par l’écrivain espagnol Miguel de Cervantès. La fresque se lit de bas en haut.

La première scène montre un homme endormi dans son fauteuil, un livre sur les genoux laissant à penser que le reste de l’image est l’expression du songe inspiré par sa lecture. Admirez le curieux lampadaire à corps de femme nue.

Au-dessus, dans la deuxième scène, Cervantès s’est endormi dans son fauteuil et rêve de son personnage Don Quichotte. Des livres sont éparpillés sur le sol. Observez les parallèles entre les deux : les deux personnages masculins peints dans la même position, la présence d’un éclairage à leur gauche, et la fenêtre donnant sur l’extérieur sauvage.

La dernière scène illustre le plus célèbre chapitre du roman, celui où le chevalier à la triste figure combat des moulins à vent. Drôle, poétique, cette réinterprétation d’une œuvre classique vient jouer les trublionnes dans l’espace public à l’instar de Robert Combas dans le monde de l’art.

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