Hôtel Donon – musée Cognacq-Jay

le musée se situe au n°8 de la rue Elzévir, dans le 3e arrondissement.

L’hôtel a été construit pour Médéric de Donon, contrôleur général des bâtiments du roi, sur deux parcelles du lotissement de la couture Sainte-Catherine, acquises et réunies en 1575. L’architecte de l’hôtel reste inconnu. Médéric de Donon avait épousé Jeanne Della Robbia, fille de Girolamo ; Pierre de Donon héritera de leur hôtel. A partir de 1640, la maison est la propriété du maître des Comptes Jean-Louis Le Mayrat, et restera dans cette famille jusqu’en 1739. Au XVIIe siècle, furent rajoutés l’actuel bâtiment donnant sur la rue Elzévir, ainsi que les ailes à arcades sur la cour. Occupé par des artisans depuis le XIXe siècle, l’hôtel de Donon a été acheté par la ville de Paris en 1975. Le bâtiment est dans un état déplorable et de grands travaux de restauration sont entrepris au début des années 1980. En 1986, la décision fut prise d’y transférer les collections du musée Cognacq-Jay, installé boulevard des Capucines depuis 1931. La muséographie a été confiée à l’architecte Réoven Vardi. Les parties extérieures ont été reconstruites par Bernard Fonquernie, architecte en chef des monuments historiques.

Adjonction du XVIIe siècle, le bâtiment sur rue, large de cinq travées, est percé au centre d’un portail encadré de refends qui se prolongent au premier étage, de part et d’autre de la fenêtre centrale. Un petit fronton triangulaire, orné au centre d’une coquille sculptée, termine ce frontispice.

Elevé d’un étage et coiffé d’un immense comble droit, le bâtiment principal au fond de la cour présente deux travées au centre et une demi travée à chaque extrémité. Il est flanqué de pavillons en avant-corps dont celui de gauche abrite l’escalier (refait au XVIIe siècle). Dans le comble, deux lucarnes de pierre cintrées sont réunies en un seul massif par un frontin triangulaire à base interrompue. Les ailes, du XVIIe siècle, sont portées sur des arcades, cintrées à gauche, surbaissées à droite.

La façade sur jardin est également agrémentée de pavillons latéraux, dont celui de droite repose sur des arcades. Le bâtiment est séparé du jardin par une cour en fossé qui donne accès au demi sous-sol et en assure l’éclairage. Les deux lucarnes sont couronnées chacune d’un fronton triangulaire. Noter les fenêtres à meneaux, les lourds corbeaux de la corniche et les pinacles. On a retrouvé quelques poutres peintes et des fragments de peintures murales en trompe-l’œil.

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