Couvent de la Merci

Le couvent se situait au carrefour des rues des Archives et de Braque, au n°45.

En 1218, l’ordre de la Merci était une communauté de gentilshommes qui avaient ajouté aux trois vœux ordinaires de la religion celui de se sacrifier, corps et biens, pour le rachat des captifs chrétiens d’orient. Les religieux allaient jusqu’à s’offrir en otages à la place des captifs. Sous François 1er, cette communauté devint un ordre monastique, soumis à la règle de saint Augustin. C’est en 1613 que la reine Marie de Médicis installa en ce lieu les pères de la Merci ou de Notre-Dame de la Rédemption des Captifs. Le couvent fut reconstruit entre 1727 et 1731 par l’architecte Godeau. L’église faisait le coin de la rue de Braque ; la façade en avait été réédifiée par Germain Boffrand en 1709, à la demande du prince de Soubise qui souhaitait un vis-à-vis digne de son nouvel hôtel. Le couvent, transformé en maison d’arrêt pendant la Révolution, fut détruit par la suite. La congrégation supprimée en 1790, les bâtiments furent vendus comme biens nationaux en 1798.

Un corps central et deux ailes délimitent une cour presque carrée, sévère mais de bonnes proportions. L’ensemble s’élève de deux étages au-dessus du rez-de-chaussée et d’un étage dans le comble brisé.

La seule décoration consiste en deux beaux cadrans solaires et un porche majestueux qui ferme la cour, dont l’archivolte est soutenue par des consoles sculptées dans un style rocaille discret. On observe que l’aile droite est plus étroite d’une travée que l’aile gauche, probablement pour laisser une place suffisante à l’église.

Sur la façade sud-est, au fond de la cour, en face du portail d’entrée, entre deux fenêtres du dernier étage, le cadran forme un rectangle d’environ 2,10 mètres sur 1,30 mètre, à 8 mètres de hauteur. Peint en noir sur fond gris, il est surmonté d’une peinture figurant le Temps qui, d’une main, tient une faux et, de l’autre, pointe l’heure du doigt. Son centre est au-dessus du cadran. Les huit lignes horaires, en traits pleins, partent d’un arc de cercle autour du centre. Les sept lignes des demi-heures, également en traits pleins, partent plus bas que les lignes horaires. Deux lignes, XII ½ et I sont mal placées et ont été refaites ; il a donc deux tracés de chaque ligne, le bon étant celui de gauche. Le style polaire, soutenu par un pied qui part du bout du style, s’appuie sur VII h 50 environ.

Un autre cadran, plus sobre, est visible de la rue. Sur la façade ouest, dans un rectangle de 2,13 mètres de haut sur 1,31 mètre de large, ce cadran est peint en traits noirs sur fond gris. Les 9 lignes horaires, en traits pleins, partent d’un arc de cercle fictif. Les 8 lignes des demi-heures, en traits pleins, partent d’un cercle fictif plus grand que celui des lignes horaires. Les chiffres X et VI ne sont pas inscrits. La sous-stylaire est sur III heures. Le style polaire a été recalculé et replacé par la SAF lors de la restauration de 1983. La devise est dans une banderole au-dessus du cadran : VTERE DVM LYCEAT (profite, tant qu’il est possible). Les cadrans ont été restaurés en 1983, en même temps que l’immeuble. Avant cette réfection, le premier cadran était caché par les baraquements de la cour.

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