Maison de Nicolas Flamel

La maison se situe au n°51 de la rue de montmorency, dans le 3e arrondissement.

La légende a fait de Nicolas Flamel, écrivain-juré de l’Université de Paris, un homme se livrant à l’alchimie qui serait devenu prodigieusement riche en découvrant la pierre philosophale. Pendant la Révolution, des inconnus iront jusqu’à profaner sa tombe afin de dénicher son or. En réalité, Flamel s’était assuré une confortable aisance par son mariage avec dame Pernelle, et se conduisait en homme d’affaires avisé. Devenu veuf en 1397, il consacra une partie de ses biens à des fondations charitables. Ainsi fit-il construire en 1407, sur un terrain acquis l’année précédente, cette maison dite le Grand Pignon, pour servir de refuge aux pauvres errant sans toit ni feu, en échange de quelques prières pour le repos de l’âme des trépassés. D’autres maisons d’aumône, situées à proximité, rue de Montmorency et rue Saint-Martin, participaient à l’œuvre pieuse de Nicolas Flamel. Certaines avaient été acquises, d’autres lui avaient été données. Nicolas Flamel mourut en 1418, léguant tous ses biens à l’église Saint-Jacques-de-la-Boucherie.

La maison a perdu le haut pignon pointu, caractéristique des maisons médiévales, qui constituait son 3e étage et lui valut son nom.

Le rez-de-chaussée, restauré de 1900 à 1909, montre entre les cinq ouvertures (3 portes, 2 fenêtres) six piliers de pierre à base moulurée, décorés dans leur partie supérieure de figures gravées (anges, saints) et de lettres constituant des fragments de phrases latines, ainsi que des initiales NF. Cette décoration semble être l’œuvre d’un graveur funéraire du cimetière voisin de Saint-Nicolas-des-Champs.

Tout au long du linteau se lit (difficilement), l’inscription suivante : Nous homes et femes laboureurs demourans au porche de ceste maison qui fut faite en l’an de grâce mil quatre cens et sept, sommes tenus chascun en droit soy dire tous les jours une paternostre et un ave maria en priant Dieu que de sa grace face pardon aus povres pescheurs trespassés. Amen. Les gravures anciennes montrent qu’au-dessus de l’inscription était sculpté un bas-relief représentant un Christ en majesté, entouré de personnages agenouillés. Cette maison, l’une des plus anciennes de Paris, fut reconstituée grandeur nature pour l’Exposition universelle de 1900, par Albert Robida. La maison a fait l’objet de nouvelles restaurations en juin 2007, lors de sa transformation en restaurant.

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