Square Georges-Caïn

Le square se situe aux n°8 à 14 de la rue Payenne, dans le 3e arrondissement.

Le square doit son nom au conservateur du musée Carnavalet, entre 1897 et 1914, Georges Cain (1856-1919), peintre et écrivain. Situé en bordure de l’une des rues les plus calmes de Paris, le square occupe depuis 1913 l’emplacement des jardins de l’hôtel Le Pelletier de Saint-Fargeau (2 128 m²). Précédemment se trouvait ici une « gare du factage » d’où partait le courrier distribué dans une bonne partie de la capitale. Situation privilégiée qui lui vaut d’être bordé, au nord, par la très gracieuse orangerie de cet hôtel et, à l’est, par l’imposante façade postérieure de l’hôtel lui-même. Ces deux édifices ont été construits entre 1686 et 1690 par Pierre Bullet pour Michel Le Pelletier.

L’orangerie est un bâtiment harmonieux de treize arcades en plein cintre, ornés de clefs sculptés. La baie centrale est surmontée d’un petit fronton triangulaire, à l’intérieur duquel on voit une femme allongée, tenant un miroir, allégorie de la Vérité.

Le miroir était orienté vers la figure d’un vieillard, symbolisant le Temps destructeur.

Au centre du jardin, au milieu d’un parterre de fleurs, s’élève une statue en bronze représentant une jeune femme nue, debout, tenant un foulard dans le dos. Cette œuvre d’Aristide Maillol, dénommée « Ile de France », a remplacé une précédente sculpture de Philippe Magnier intitulée Flore et son char, partie pour le Grand Louvre et provenant du parc de Saint-Cloud.

Le square sert de dépôt lapidaire à la ville de Paris, et conserve des fragments d’édifices (une rosace d’un plafond de l’ancien Hôtel de Ville, fronton du pavillon central et horloge du palais des Tuileries, sarcophages mérovingiens, un groupe sculpté provenant de la porte du château de Saint-Germain, auberge du Soleil d’or…) éparpillés en un ordre anarchique et sans indication muséographique. Ce dépôt lapidaire s’est nourri de la guerre civile de 1871 et de la dispersion des collections du premier musée des monuments français ainsi que quelques fragments de sculptures et des frontons du grenier à sel de Paris. La mousse et les pluies acides les ont considérablement détériorés.

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